| Points aveugles. Interstices. | 420.3 ko |
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extrait :
« Il est inutile de perpétuer les discours ennuyeux, monotones qui ne changent en rien l’état actuel des choses et prolongent l’attente d’une issue souhaitable aujourd’hui devenue incontournable. Nous connaissons déjà l’état de la catastrophe et nous en soupçonnons l’ampleur selon notre propre sensibilité, mais nous la dissimulons selon notre position et intérêt présent. Les constats établis, il nous faut juste cesser de croire.
Le moment est à l’organisation et à la désobéissance permanente, bien plus qu’à la participation, la moralisation ou la reconstruction d’un monde épuisé que nous devrions soutenir et entretenir en partageant les maux engendrés par ce qu’est la civilisation. Nous devrions même, selon les dernières injonctions des « décideurs » ressentir de l’empathie, voire de la sympathie, envers la planification destructrice prenant aujourd’hui le tournant fashion de l’écologie. »
A propos :
Loïc Henry est en 1984 dans la campagne bretonne. Il a principalement composé et grandi avec la nature. Des études, il n’a gardé que les rencontres, les errances nocturnes et la volonté d’en découdre avec le quotidien coercitif du monde des adultes. Selon ses termes :
« Tout est à rejeter certes ; mais tout est à créer, rien n’est à imposer ni à suivre.Il suffit de devenir un être débarrassé de cette capacité de nuissance qui lui est confèrée par cette croyance aveugle envers le capital et par cette assignation collective à une vie quantitative planifiée. Réapproprions-nous nos vies et implulsons de nouveaux rapports qualitatifs à celles-ci ! Multiplions les liens, ne croyons plus. Emancipons-nous des directives, traçons notre propre voie." »
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